La nacre est la matière par excellence pour la fabrication de boutons. C’est en toute logique que beaucoup d’ateliers haut-de-gamme et de chemisiers sur-mesure n’utilisent que ce type de boutons pour la confection de leurs chemises.

La nacre provient de la découpe et du polissage de coquillage de nacre (un mollusque du type « huître »). Par conséquent d’origine naturelle, les boutons en nacre sont caractérisés par leur densité et leur brillance. Leur origine mollusque leur procure également de subtiles reflets qui sont difficilement imitable dans les boutons en plastiques. Ces reflets peuvent avoir quelques nuances de bleu/vert pétrole, si caractéristiques de l’intérieur des coquillages comme les huîtres. La couleur naturelle de la nacre est originellement crème/blanche. Les boutons les plus blancs au naturel étant les plus privilégiés, c’est la nacre australienne qui sort du lot en produisant les plus belles matières première pour les boutons en nacre blancs. Il existe également des boutons en nacre teintés, mais gare à l’entretien puisqu’un passage au pressing par exemple pourrait faire déteindre le colorant du bouton sur le tissu de la chemise.

Le coût de ces boutons en nacre pouvant atteindre 5€ pour une chemise (50cts x 10 boutons) seules les chemises haut-de-gamme peuvent se doter de tels boutons. De très belles imitations en plastique sont aujourd’hui produites, arrivant (presque) à reproduire ces reflets si caractéristique de l’intérieur du coquillage. Mais les experts en chemise et les amateurs de belles chemises reconnaîtront aisément un bouton en nacre rien qu’en le touchant : celui-ci plus dense, procure également une autre sensation lorsque vous le boutonnez et l’on parvient vite à faire la différence si l’on passe d’une chemise aux boutons en plastique à une autre aux boutons en nacre.
Pour l’oeil moins expert, la méthode (un peu archaïque certes) mais qui a le mérite d’être efficace est de passer le bouton sur une de vos lèvres ou la langue (tâchez d’être discret si vous faîtes cela en magasin !) : le bouton en nacre devrait alors être légèrement froid.

N.B. : On utilise cette méthode car il est plus difficile de distinguer cette différence de chaleur avec le bout des doigts.